
Lorsqu'un document
est conçu dans l'entreprise, son créateur défini les règles
de reproduction liées au document émis.
Ces règles peuvent être plus ou moins restrictives. La définition
des contraintes peut être élaborée en fonction de paramètres
divers telle que l'identification de la personne qui demande
une duplication ou tout autre paramètre telle que la date
de la demande. Les règles établies peuvent engendrer des
actions diverses lorsque la demande de reproduction concerne
un document protégé.
Ainsi si le document soumis fait l'objet d'une protection
sévère, lors de la demande de reproduction, l'original peut
être capturé au niveau de la machine de reproduction. Une
alarme peut également être activée soit à l'endroit de la
demande illicite soit à un poste de contrôle.
D'autres
actions moins répressives peuvent également être définies.
Ainsi, la copie peut être autorisée mais avec l'ajout de
mentions spécifiques telles que " duplicata " voire avec
les zones sensibles du document effacées (signature, montants,
numéros de téléphone …). La copie peut également portée
la mention " Copie à l'attention de M. X en date du Y ",
si X est la personne qui a demandé la copie et Y la date
de la demande. Ceci a alors un effet à la fois dissuasif
si X avait l'intention de faire sortir la copie de l'entreprise
mais aussi un effet de responsabilisation. En effet X est
peut-être un employé de toute confiance mais qui ne prend
pas forcément seul les mesures de sécurité nécessaires.
En présence de copies banalisées, il peut par inadvertance
les laisser à la vue et la disposition de personnes moins
honnêtes. La copie que possède Monsieur X est à son nom,
de plus la délivrance de la copie peut être mémorisée sur
le système de sécurité de l'entreprise. Il est vraisemblable
que Monsieur X fera le nécessaire pour que sa copie personnelle
et identifiée ne soit pas utilisée à des mauvaises fins
à son insu, car dans ce cas sa responsabilité sera engagée.
D'autre part la régulation et la traçabilité des copies
au sein de l'entreprise implique qu'un employé malveillant
doit, s'il désire exporter les secrets de l'entreprise,
sortir non plus des copies mais des originaux. Ceci nécessite
un professionnalisme et un sang froid que la grande majorité
des pilleurs d'entreprise actuels ne possèdent pas. D'autre
part la disparition même temporaire de l'original est détectable
et augmente ainsi largement le risque du pilleur.