Lorsqu'un organisme émet un document, il transmet au destinataire par ce biais un accès à des droits divers. Une fiche de paie permet d'obtenir des crédits ou un appartement. Une facture permet d'enrichir la comptabilité ou l'imposition de l'intéressé voire d'obtenir des remboursements d'un tiers. Un bon de commande autorise des facilités bancaires à une entreprise. Une lettre-chèque correspond à un transfert de liquidités. Ceci est une liste loin d'être exhaustive et chacun pourra réfléchir à toutes les clés qui accompagnent les documents qu'il émet régulièrement. L'issue de cette réflexion ne pourra que confirmer la vulnérabilité que représente pour une entreprise le non contrôle des documents qu'elle diffuse.

Ce risque est réel, rares sont les entreprises qui n'ont pas subi de tels détournements. L'évolution des technologies fait qu'il sera de plus en plus aisé pour tout individu de falsifier un document pour en détourner son utilisation. Le remède ne peut résider dans une sophistication de la fabrication des documents, des exemples récents de production de faux billets par du matériel bureautique accessible à tous montrent bien les limites de cette approche.
Notre brevet réside sur une interaction constante entre le possesseur du document ou d'une de ses copies et l'émetteur du document. De ce fait toute altération du document quelle que soit sa sophistication reste sans effet au moment de l'attribution de droits liés à ce document.

Le schéma suivant matérialise la sécurité du brevet dans le cadre de l'émission d'une lettre chèque. La description effectuée peut être aisément appliquée aux autres types de document.
Dans l'exemple cité, la Société que nous nommerons "Assurance" envoie une lettre chèque à Monsieur Clark pour un montant de 125,40 $. Ceci correspond à un remboursement quelconque dû à Monsieur Clark. Monsieur Clark se fait dérober le courrier. En fait, Monsieur Clark ne sait pas que le remboursement lui a été envoyé, il ne peut donc pas le signaler.

Celui qui a dérobé le courrier peut aisément se servir de cette lettre-chèque soit en la falsifiant soit en reconstruisant un nouveau document reprenant les références principales de l'original avec un nouveau bénéficiaire et un nouveau montant.
Dans le cas classique, le chèque correspondant sera payé au faux bénéficiaire pour le nouveau montant. "Assurance", l'émetteur, aura alors indûment payé 12500,60 $ à Monsieur Brown (dans le cas de notre exemple) mais devra en plus après avoir subi les plaintes de Monsieur Clark repayer la somme due à ce dernier. Entre temps la somme indûment payée à Monsieur Brown aura eu le temps de disparaître dans les labyrinthes bancaires. Dans le cas où la lettre initiale aura été émise en utilisant notre procédé, au moment de la compensation une copie de l'originale est demandée, ou tout du moins une communication des éléments principaux du document. Une comparaison rapide entre celles-ci permet de stopper l'opération et de prendre les mesures de sécurité nécessaire que ce soit au niveau du non-paiement des 12500 $ ou de l'interception du faussaire.


Contact : Paul Lahmi