Lorsqu'une entité
transmet un document à un de ses correspondants, il ne maîtrise
pas la diffusion de ces documents à des tiers.
Lorsque l'émetteur transmet un correctif à son correspondant,
il ne peut le faire à tous les tiers qui possèdent une copie
du premier document car il ne les connaît pas. L'émetteur
doit donc espérer que son correspondant transmettra le rectificatif
aux tiers. Il doit aussi espérer que ces tiers transmettent
également ce rectificatif aux autres entités auxquelles
ils ont eux-mêmes transmis une copie. Même dans le cas où
tous les protagonistes seraient consciencieux et honnêtes,
il est vraisemblable que la circulation du correctif ne
soit pas assurée. De plus les protagonistes peuvent y mettre
de la mauvaise volonté, ainsi ils transmettront facilement
à leur comptabilité une facture mais pourrons omettre de
transmettre un avoir.
Avec notre procédé, toutes ces opérations sont automatisées.
A chaque fois qu'un protagoniste recevra une copie authentifiable
du document initial, il aura la possibilité de demander
une copie conforme à l'émetteur et de se faire identifier
comme porteur auprès de l'émetteur. Dans ce cas l'émetteur
identifiera automatiquement le requetteur comme un possesseur
d'une copie de son document. De plus, il pourra non seulement
transmettre une copie électronique du document au requetteur
mais également des informations rattachées au document directement
exploitable tels que la décomposition analytique de la facture
si le requetteur est un comptable, les conditions générales
de vente si le requetteur est un juriste, le manuel utilisateur
(éventuellement traduit) si le requetteur est un utilisateur,
etc…
Dans l'illustration ci contre, Acteur 1
est l'émetteur d'un document en janvier à l'attention de son
correspondant Acteur 2 . Celui-ci
transmet des copies authentifiables à Acteur 3
et Acteur 4, de même Acteur 4
à Acteur 5, ce dernier à
Acteur 6 et une copie classique à
Acteur 7. Acteur 3,
Acteur 4, Acteur 5
et Acteur 6 ont pu se faire identifier auprès
de Acteur 1. Acteur 7
avec sa copie classique ne peut le faire. De même le détenteur d'une
copie authentifiable peut décider de ne pas se faire identifier par l'émetteur.
En mars, Acteur 1 doit diffuser à
Acteur 2 un document complémentaire à l'envoi
de janvier. Il peut alors aisément envoyer ce document sous forme électronique
également à Acteur 3, Acteur 4,
Acteur 5 et
Acteur 6 identifiés comme possesseur du
document transmis en janvier. De ce fait la mise à jour au sens
large d'un document est instantanée entre des interlocuteurs
n'ayant eu aucun lien réel entre eux. De même, Acteur 3,
Acteur 4, Acteur 5
et Acteur 6 pourront par la suite
requérir auprès de Acteur 1 des documents
complémentaires relatifs au document initial grâce aux liens ainsi
générés. Acteur 1
pourra même dans certains cas se faire rémunérer.